Soutien à Insaf Rezagui : Le Front national et ses pratiques n’ont pas leur place dans la République !

Injures d’une violence inouïe, menaces de mort, appel au viol, tels sont les agissements de certains internautes et responsables frontistes à l’encontre d’Insaf Rezagui, secrétaire de la section du Parti socialiste de Fréjus, ces derniers jours.

Tel est le vrai visage de l’extrême-droite en France. Telle est sa façon de procéder en bafouant toutes les valeurs élémentaires du respect, du vivre ensemble, de l’égalité femmes-hommes, de la démocratie. C’est à se demander si certains d’entre eux en ont même déjà entendu parler.

Non, le FN n’est pas un parti comme les autres.

Non, le FN n’est pas moins diabolique que sous Le Pen père. Car même si M. Le Pen s’est acharnée pendant 10 ans à ripoliner la façade du parti familial, l’arrière-boutique est toujours aussi sordide et imprégnée de valeurs rances à la limite de la légalité.

Mais cette fois-ci, la ligne a été franchie et c’est à un tombereau d’insanités que l’une d’entre nous s’est heurtée.

Parce qu’Insaf Rezagui est une femme, jeune, de gauche, républicaine, profondément laïque et issue de la diversité, elle est devenue la cible d’agressions verbales et d’intimidations innommables de la part des représentants locaux du Front National. Insaf Rezagui est devenue l’incarnation de « tout ce que le FN déteste » .

De Hénin-Beaumont à Beaucaire, de Mantes-la-Ville à Fréjus, les digues ont sauté,  les vannes ont lâché et c’est à une déferlante raciste,  xénophobe et misogyne que nous assistons depuis que le FN est arrivé aux affaires en 2014.

Voilà le vrai visage du FN : un parti nauséabond, qui a fait de la haine et de la violence verbale et morale son fond de commerce.

Le FN « sur le terrain », c’est ça.

Relayés par une fachosphère hyperactive sur les réseaux sociaux qui chasse en meute dans l’espoir de trouver un os à ronger, les propos haineux du FN se déversent sans discontinuer sur le web.

Il y a ceux qui assument sous leur véritable identité dans la rue, en réunion publique, en conseil municipal, en nourrissant l’espoir de devenir les héros d’un parti qui n’a rien de démocratique. Et il y a ceux qui, à l’abri derrière leur écran et leur clavier, viennent grossir les rangs de l’armée frontiste 2.0.

Les intimidations, les humiliations, les insultes, la diffamation n’ont pas, ne doivent pas, et n’auront jamais leur place dans le débat politique et dans la République.

Menacer de mort une femme, appeler de ses vœux qu’elle soit violée sur la place publique, parce que femme, parce que d’origine étrangère, parce qu’adversaire politique, parce que féministe, est non seulement une honte, un scandale… Mais c’est surtout un délit.

La Fédération de l’Essonne du Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté les dérives, la violence et les pratiques frontistes qui n’ont pas leur place dans le champ démocratique.

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