Ma bio

Carlos Da Silva

Je suis né le 16 novembre 1974 à Corbeil-Essonnes. Je fus le premier enfant de la famille à naître en France, dans la ville où mon grand-père était arrivé du Portugal en 1958.

Cette ville, où j’ai grandi et où je construis ma vie, a profondément déterminé mes choix d’existence et mes engagements.

Mon parcours scolaire a débuté à la maternelle Léon Cassé, et s’est poursuivi à l’école Jules Ferry, puis au collège Chantemerle et au Lycée Robert Doisneau. Après m’être enthousiasmé pour les mathématiques et les sciences physiques et avoir obtenu un bac C, un DEUG et une licence dans ces domaines, je me suis pris de passion pour les sciences sociales ; ce sera donc une deuxième licence, puis une maîtrise, et un DEA. Si les premières m’ont permis de saisir les lois qui régissent les choses, les secondes m’ont fait prendre conscience qu’il est possible d’œuvrer pour une organisation plus juste de la vie des femmes et des hommes et tenter d’enrayer la reproduction sociale, à défaut de pouvoir y mettre fin.

Après avoir travaillé comme surveillant au collège Louise Michel de Corbeil-Essonnes dans le cadre de mon service militaire, je passe de l’observation à l’action en 1998 en prenant mon premier poste de professeur des écoles : une classe de CE1 dans le quartier de la Grande Borne, à Grigny. La même année, j’adhère au Parti socialiste. Pas évident dans une famille qui n’avait même jamais voté dans un Portugal sous dictature puis en France, où ce droit n’était pas encore ouvert aux étrangers communautaires.

En 2000, j’entame une thèse, un travail de recherche portant sur la mobilisation productive des cadres. A ce jour, je continue de tenter de la terminer.

Mais les choses s’accélèrent rapidement lorsque j’intègre, en 2002, l’équipe de campagne de Manuel Valls, dont je deviens le suppléant lors de la campagne des législatives dans la première circonscription de l’Essonne. Le 18 juin 2002, c’est avec beaucoup de fierté que je dépose ma première gerbe au monument aux morts de Corbeil-Essonnes.

En 2004, si j’échoue dans ma première tentative de conquête d’un des deux cantons de Corbeil-Essonnes, je n’ai pas tout perdu, puisque je commence alors à travailler avec Francis Chouat.

Directeur de campagne de Manuel Valls lors des élections législatives de 2007, celui-ci l’emporte à nouveau, avec 60% des voix.

C’est en 2008 que j’accède aux responsabilités, dix ans après m’être engagé dans la vie publique et auprès de ma formation politique. En mars, je suis élu Conseiller général de Corbeil-Essonnes et Conseiller municipal d’opposition. En novembre, les militants de la Fédération socialiste de l’Essonne me désignent comme leur Premier secrétaire ; quelques semaines plus tard, je rejoins la direction nationale du Parti, nommé Secrétaire national adjoint en charge de la rénovation.

En 2011, suite à l’élection de Jérôme Guedj comme Président du Conseil général de l’Essonne, mes pairs me désignent troisième vice-président en charge des finances et du service public départemental. Mon rôle consiste à veiller à la bonne gestion d’un budget de plus d’1,2 milliards d’euros et de garantir des conditions de travail optimales aux 4400 agents départementaux au service d’un million deux cent mille Essonnien-ne-s. Une mission particulièrement exaltante.

Lors des élections présidentielles de 2012, j’ai le privilège et le bonheur de diriger la campagne de François Hollande en Essonne. Après la victoire de mai, où, pour la première fois de ma vie d’adulte, je vois avec émotion, fierté et espoir la gauche arriver au pouvoir, je suis réélu comme suppléant de Manuel Valls à l’issue des législatives. Le 22 juillet, suite à la nomination de ce dernier au Ministère de l’Intérieur, je deviens Député de la première circonscription de l’Essonne. À l’Assemblée nationale, je suis membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la Législation et de l’Administration générale de la République.

Le 15 novembre, à l’issue du Congrès du Parti socialiste, je suis reconduit dans mes fonctions de Premier secrétaire fédéral, et nommé Secrétaire national à la mobilisation et aux campagnes du Parti.

Dans le cadre du vote de la loi relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, j’ai été nommé responsable du texte pour le groupe socialiste, républicain et citoyen à l’Assemblée. Elle est adoptée le 17 mai 2013.

Malgré les profonds changements qui se sont opérés dans ma vie professionnelle et militante depuis mai 2012, et l’accès à des responsabilités diverses à l’échelle nationale, ma passion pour Corbeil-Essonnes reste intacte. J’aime ma ville et ses habitants. Corbeil-Essonnes, c’est la France de demain, avec plus de cinquante nationalités qui y cohabitent et doivent y faire République.

Plus de 15 ans après avoir choisi de m’engager auprès du Parti socialiste, mon envie de « changer la vie » n’a jamais été aussi forte.